Je suis candidat
aux élections métropolitaines


Ce que disent les habitants  : « Ville et Métropole, on n’y comprend pas grand-chose ».
Didier Vullierme : Le scrutin métropolitain est intimement lié au scrutin municipal, car la circonscription métropolitaine correspond aux limites exactes de la commune. Notre liste municipale « Avec Jean-Paul Bret, pour Villeurbanne » aura sa liste à la Métropole : je la conduirai. Nous voulons redresser la ville et que Villeurbanne soit entendue par la Métropole. Notre ville n’est pas suffisamment prise en considération, tout particulièrement sur les sujets de proximité.

Ce que disent les habitants  : « les travaux, c’est trop ! ».
Didier Vullierme : Je suis d’accord. Aucune attention n’a été accordée au cadre de vie des habitants. Les élus ont eu le souci d’afficher un bilan structurel à la fin du mandat. Ils y sont allés au bulldozer et à marche forcée sans écouter les habitants qui disaient : « c’est trop en même temps ». D’ailleurs, le président de la Métropole et le maire de Villeurbanne disent fréquemment « c’est à Villeurbanne que l’insatisfaction de la population est la plus grande », et cela en raison d’une forme de maltraitance citoyenne.

Ce que disent les habitants  : « il y a toujours eu des petites guerres entre Villeurbanne et la Métropole ».
Didier Vullierme : Il a toujours fallu peser dans les échanges, c’est vrai. Gilbert Chabroux en son temps avec Raymond Barre, Jean-Paul Bret avec Gérard Collomb. L’actuel maire de Villeurbanne a pensé qu’il suffisait de bien s’entendre avec le président de la Métropole pour être bien servi. Il s’est trompé. Pour ma part, je retiens la leçon de Gérard Collomb qui parlait de la nécessité d’allier l’urbain et l’humain. Sur ce dernier mandat, je constate qu’on a oublié l’humain.

Ce que disent les habitants  : « les élus de la Métropole sont inexistants ».
Didier Vullierme : Les conseillers métropolitains doivent être sur le terrain, comme les élus municipaux. On connaît le président de la Métropole et quelques vice-présidentes et vice-présidents. Au-delà, c’est plus difficile. Qui connaît les conseillères et conseillers métropolitains de Villeurbanne ? Quasiment personne ! Il faut certainement un peu de pédagogie. Ces élus doivent aussi être là où sont les gens. Or, ce n’est pas le cas aujourd’hui.

Ce que disent les habitants  : « les élus métropolitains sont-ils dans les 3 Maisons de la Métropole ».
Didier Vullierme : Effectivement, il y a 3 Maisons de la Métropole à Villeurbanne. Les élus métropolitains pourraient y tenir des permanences pour orienter la population, voire recueillir les réclamations. Ce serait un bon moyen de se faire connaître et également de mesurer le retour des usagers. De la même manière, ils devraient intégrer les instances de démocratie locale, comme les conseils de quartier, où se discutent des questions concrètes de proximité. Ils n’y sont pas. C’est le symptôme d’un problème grave. C’est ce que nous voulons faire changer.

Ce que disent les habitants  : « la Métropole, c’est la technocratie ».
Didier Vullierme : Le règlement intérieur de la Métropole prévoit qu’au moins une fois par an, les élus métropolitains, majorité et opposition, soient invités dans une conférence de circonscription. Cela n’a pas été fait. Chaque fois, l’exécutif sort une bonne raison ! Mais, année après année, cette négligence renforce l’impression d’une collectivité technocratique, lointaine et au fonctionnement incompréhensible. Or de nombreuses compétences de la Métropole concerne le quotidien. Avec Jean-Paul Bret, nous défendons une plus grande coordination entre la Ville et la Métropole.

Ce que disent les habitants  : « on arrête les travaux ».
Didier Vullierme : Il faut de toute urgence une pause dans les travaux. La population doit reprendre son souffle. Nous devons terminer ceux qui sont en cours. Et ensuite, étudier, analyser, mesurer les situations quartier par quartier. Jean-Paul Bret souhaite animer personnellement un état des lieux quartier par quartier. En tant qu’élu métropolitain, je serai à ses côtés.

Ce que disent les habitants  : « sur les déplacements, on n’y comprend plus rien ».
Didier Vullierme : Oui, c’est vrai ! Ils le disent très directement.  Nous devons concevoir la ville à hauteur du piéton, avec une place raisonnable pour la voiture et pour le vélo. La place donnée au vélo ne s’est accompagnée d’aucune règle, d’aucune charte, si bien que l’on reproche aux cyclistes désormais ce que l’on a longtemps pointé du doigt chez les pires des automobilistes. Quant aux trottoirs, ils doivent être consacrés aux piétons.

Ce que disent les habitants  : « on n’en peut plus des trottinettes ».
Didier Vullierme : Les trottinettes ont le droit de se déplacer. Mais avec des règles. Pas sur les trottoirs. Pas à deux sur un même engin. Avec casque obligatoire. Avec des règles claires, nous aurions évité de nombreux drames. C’est là où une police municipale d’îlotiers aura un rôle déterminant. Notre objectif est de reconquérir l’espace public.

Ce que disent les habitants  : « la Métropole n’a rien fait pour les campus ».
Didier Vullierme : C’est juste ! À Villeurbanne, on a la chance d’avoir le premier campus scientifique de France, après Paris Saclay, et le plus grand campus d’Auvergne Rhône-Alpes. Cette richesse a été ignorée durant le dernier mandat, tant par la Métropole que par la Ville. 30 000 personnes vivent au quotidien sur le campus de La Doua et pourraient contribuer à la vie de la commune. Les étudiants et les chercheurs pourraient nous aider à expérimenter des solutions innovantes, avec les nouvelles technologies, avec l’intelligence artificielle, sur des sujets comme celui des déchets notamment.  En plus d’être un sujet local, cette approche est une façon de mobiliser une ressource française, pour se préserver des monopoles chinois ou américains.

Ce que disent les habitants  : « la ligne A du métro a été oubliée ».
Didier Vullierme : C’est vrai aussi ! La ligne A est la dorsale du métro. On ne peut plus repousser sa modernisation. Elle est bondée. Les accès ascenseurs et escalators ne fonctionnent plus sur certaines stations depuis des mois. Il faut plus de wagons, de l’automatisation, une meilleure accessibilité. Comment peut-on dire aux citoyens « laissez votre voiture au garage » et leur offrir un si faible niveau de service.

Ce que disent les habitants  : « on a oublié les vieux ».
Didier Vullierme : Accompagner le vieillissement a été le grand renoncement de ce mandat alors que beaucoup d’initiatives pourraient être mises en œuvre. Pas forcément très compliquées ni très coûteuses. Je pense à des réseaux d’aidants solidaires à l’échelle d’un quartier, en capacité de s’épauler. C’est inciter les clubs sportifs à proposer des activités physiques adaptées aux plus âgés. Dans les programmes urbains, nous devons dédier des espaces à l’accueil des aidants et des aidés. Pour les personnes âgées, comme pour les personnes porteuses d’un handicap, la notion de quartier, donc de proximité, est essentielle dans les stratégies de maintien à domicile. On peut rester chez soi, c’est-à-dire ne pas aller à l’Ephad, quand les services existent et qu’ils sont proches.

Ce que disent les habitants  : « il n’y a pas assez de piscine ».
Didier Vullierme : On a beaucoup d’eau à Villeurbanne, avec le canal de Jonage et le Rhône. Un projet entre la Ville et la Métropole permettrait d’étudier la faisabilité d’une piscine en eau naturelle, avec bassins flottants, à la Feyssine, comme cela s’est fait à Paris. Elle pourrait même être accessible de Gerland ou de Cusset, par navette fluviale, sachant que le tramway a son terminus à La Feyssine.

Ce que disent les habitants  : « est-ce que vous aurez du pouvoir ? ».
Didier Vullierme : Meilleur sera notre score et plus nous compterons. Notre objectif est de constituer un groupe « Villeurbanne » à la Métropole. Si nous nous rendons compte qu’un groupe social-démocrate peut naître en nous associant à des élus d’autres territoires, alors nous nous y intéresserons. Nous voulons compter pour Villeurbanne, pour les Villeurbannaises et les Villeurbannais.