Je suis candidat
aux élections municipales


Question : Êtes-vous candidat aux élections municipales à Villeurbanne ?
Jean-Paul Bret : Oui je le suis ! La ville est dans un état déplorable, je l’ai écrit dans ma  Lettre aux Villeurbannaises et aux Villeurbannais. Villeurbanne est sale. Elle est insécure. Pendant ce temps, la communication municipale bat son plein pour expliquer que tout va très bien. Ce n’est ni juste ni honnête.

Question : Qu’est-ce qui vous a décidé à vous présenter ?
Jean-Paul Bret : Les expressions spontanées des habitants. Les exaspérations face à l’équipe municipale sortante. Les nombreux témoignages sur l’absence d’écoute et le manque de présence des élus dans la ville. 

Question : Votre âge n’est-il pas un handicap ?
Jean-Paul Bret : J’ai de l’expérience, ce dont a besoin Villeurbanne. Je serai entouré d’une équipe où seront représentées toutes les générations. Il y aura des jeunes qui vont se former à mon contact avec un mot d’ordre : être élu, c’est être avec les habitants, être connu et reconnu.

Question : Vous avez eu un cancer, il y a quelques années, êtes-vous en forme ?
Jean-Paul Bret : J’ai été l’un des premiers élus, il y a 8 ans, à annoncer publiquement mon cancer. Depuis, d’autres l’ont fait. Je suis aujourd’hui guéri et suivi chaque année comme toutes les personnes ayant souffert de cette maladie. J’ai réalisé un bilan avant de lancer ma candidature. Je vais bien.

Question : Votre candidature ne risque-t-elle pas de faire perdre la gauche ?
Jean-Paul Bret : Ce qui fait perdre des élections, c’est un mauvais bilan. Et c’est celui de l’équipe municipale sortante. 

Question : C’est pourtant vous qui aviez proposé votre successeur. Que s’est-il passé ? Qu’est-ce qui vous a déçu ?
Jean-Paul Bret : Il n’a pas su combler le retard de son inexpérience en politique. Plutôt que faire preuve de modestie et d’écoute, il s’est trop tôt étourdi des trompettes de la renommée qu’il imaginait lui être acquises. Construire une politique municipale suppose de réunir imagination et patience, audace et pugnacité, en plus d’une très grande attention aux autres… et non pas de réduire le projet pour la ville à la simple écriture d’un récit autour de soi. Avec cette stratégie, c’est la population qui est perdante et c’est ce à quoi je m’oppose.

Question : Quelle sera votre première mesure ?
Jean-Paul Bret : Je souhaite un examen immédiat des finances de la ville. Je réfléchis encore à la forme : interne ou externe ; privée avec un organisme spécialisé ou publique avec la Chambre régionale des comptes. En 2020, j’ai laissé une mairie qui était la mieux gérée de France. Nous avons aujourd’hui des élus qui, un jour, vous disent que la situation est désespérée et répondent que les caisses sont vides aux associations voyant leur subvention baisser considérablement. Un autre jour, ces mêmes élus vous disent que tout va bien. Ils créent la confusion et forcément la suspicion. Or, dans le désordre national, l’échelon local a besoin d’être solide et clair, les réponses sincères et fiables.

Question : Êtes-vous certain que l’augmentation des impôts locaux aurait pu être évitée ?
Jean-Paul Bret : Absolument. L’équipe actuelle a pu, en arrivant en 2020, s’appuyer sur des finances saines lui donnant des marges de manœuvre financières conséquentes. Elle a joué à la cigale. Elle a dépensé. La première décision prise par le maire, en pleine Covid, a été d’augmenter ses indemnités et celles des élus. Puis, observant les réserves diminuer, l’équipe municipale s’est fait peur ! Elle a donc augmenté les impôts fonciers contrairement à ses engagements. Villeurbanne est une ville modeste. Les propriétaires ne sont pas tous des gens fortunés. Loin de là. On a fait peser sur eux les libéralités d’une équipe municipale trop gâtée. C’est inacceptable.

Question : Le maire actuel dit que la contrepartie d’une politique financière raisonnable est le sous-équipement de la ville ? En clair, vous n’auriez rien dépensé, parce que vous n’aviez rien fait !
Jean-Paul Bret : Il a la fâcheuse tendance de faire croire qu’il serait arrivé dans une ville où rien n’existait avant lui. Reconnaissons-lui le talent de la mauvaise foi et du burlesque !

Question : Qu’allez-vous faire pour rendre la ville plus sereine au quotidien après tant d’années de chantiers ?
Jean-Paul Bret : Mon équipe est unanime sur ce point ! Nous allons réinvestir le quotidien. Certains chantiers vont enfin se terminer. Toutefois de mauvaises habitudes ont été prises, des espaces de non droit se sont développés, il existe des dépôts sauvages voire des décharges dans tous les quartiers. Nous allons en un trimestre faire l’inventaire de toutes les situations. Très vite, nous créerons un plan « Priorité Piétons » partout. Nous élaborerons des itinéraires protégés, praticables par tous, pour cheminer sans crainte, quels que soient l’âge et la mobilité.

Question : Vous avez rédigé une Lettre aux Villeurbannaises et aux Villeurbannais. Elle a suscité des échanges. Où en est votre programme après les suggestions qui en ont découlé ?
Jean-Paul Bret : Effectivement, beaucoup d’idées m’ont été adressées après la diffusion de ma lettre ou ont été discutées lors d’échanges thématiques. Elles viennent de responsables associatifs ou de professionnels qui maîtrisent leur sujet, comme d’habitants qui connaissent leur quartier. C’est très concret. Notre programme est en cours de finalisation.

Question : Avec Didier Vullierme, comment allez-vous vous organiser ?
Jean-Paul Bret : Didier Vullierme est mon directeur de campagne. Nous nous connaissons bien. Nous avons partagé des victoires et d’autres moments plus difficiles. Tout cela nourrit notre relation d’aujourd’hui. Il conduira la liste aux élections métropolitaines.

Question : Vous allez être exclu du Parti Socialiste. Qu’en dites-vous ?
Jean-Paul Bret : Je m’apprête à rejoindre la grande famille des socialistes de l’extérieur. Mon exclusion est quasi automatique puisque je me présente contre le candidat officiel du PS. J’ai pris mes responsabilités et je les assume. La section socialiste de Villeurbanne est aujourd’hui bien mal en point. Lors du vote interne de désignation de la liste municipale qui compte 61 noms, 90 personnes se sont déplacées. Quand on en est là, il y a de quoi s’interroger ! Pour ma part, je considère que, depuis 2022, la « LFisation » du PS local est responsable de cet état de délabrement. Ce n’est plus mon affaire à ce jour.

Jean-Paul Bret